Le terme « d'études quantitatives » recouvre des méthodologies qui sont en réalité très différentes.
Derrière un même air de famille (données chiffrées sous forme de taux, indices et grands échantillons) les études quantitatives englobent des méthodes qui portent sur des objets tout à fait hétérogènes, donnant des résultats allant de la très grande fiabilité à une très grande superficialité.
Mesure comportementale ou test de perception ?
Au sein des études quantitatives, on peut déjà distinguer deux familles :
On met en place des indicateurs pour mesurer directement un comportement ou une réalité. On va par exemple demander à un panel d'interviewés de scanner les codes barre de l'ensemble de leurs achats. On va analyser les achats en hypermarché de détenteurs de cartes de fidélité ou comptabiliser avec un logiciel les déplacements de consommateurs dans un espace.
Cette interrogation passe par le langage. On demande à des interviewés de se situer sur diverses échelles. On peut ainsi les interroger sur des publicités, sur la mémorisation des campagnes de communication, ou sur l'attractivité d'un concept.
Les études quantitatives bénéficient d'une image globalement très positive, notamment à travers les études qui reposent sur des observations de comportement.
Ces dernières ont des capacités d'objectivation et de précision des résultats qui se sont imposées comme un modèle de scientificité qui rejaillit sur les autres types études.
02 février 2009 dans Réflexions méthodologiques - Daniel Bô